LOUIS DUMOULIN DU CÔTÉ DE L’ASIE

Chine ou Japon ? Il faudra choisir. Le peintre voyageur ne l’a pas fait, lui qui a sillonné ces deux territoires pour en rapporter de nombreux témoignages vivants.

Louis Dumoulin n’a pas rêvé le monde, il l’a sillonné. De fait, peintre officiel de la Marine, il est aussi le fondateur de la Société coloniale des artistes français en1908, celle qui par le système des bourses a permis à tant d’artistes de partir découvrir l’ailleurs. À partir de 1888, année de son premier voyage au long cours et jusqu’en 1897, il effectuera plusieurs missions officielles en Asie, séjournera à trois reprises au Japon et visitera également certaines régions de Chine et l’Indochine française. S’il réalisait ses études in situ, il usait aussi d’un nouveau médium fort apprécié des voyageurs, la photographie. Sa riche collection de clichés, pris ou acquis sur place, a été léguée au ministère des Colonies. Elle se trouve désormais à la bibliothèque de lettres de l’université Côte d’Azur. C’est ainsi qu’il peignait lors de ses retours des toiles de dimensions plus importantes et très abouties. En attestent ce Japon, scène traditionnelle animée aux cerfs-volants - La fête des enfants, le 5 mai – une toile qui a conservé toute sa vivacité colorée – ainsi que Rue commerçante en Chine, un panneau (65,5 x 48 cm) proposé entre 1 800 et 2 000 €.

Louis Dumoulin (1860-1924), Japon, scène traditionnelle animée aux cerfs-volants – La fête des enfants, le 5 mai, huile sur toile,
82 x 65,5 cm.
Estimation : 2 000/3 000 €


La Gazette Drouot n°5 du 6 février 2026