André Maire et les Éléphants sacrés de Maduraï
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André MAIRE (1898-1984)
Les Éléphants sacrés de Madurai
Huile sur toile encadrée, signée en bas à gauche. Vers 1939
H. 130 cm – L. 190 cm
Provenance : Par descendance. Succession Germaine Lamère épouse de l’amiral Louis Gauthier, en mission dans les colonies vers 1946.
Une œuvre présentée par Lynda TrouvéPeintre voyageur et artiste prolifique, André Maire nourrit son œuvre de ses nombreux périples, de l’Indochine à l’Afrique jusqu’aux Indes, dont les paysages deviennent la source abondante d’inspiration. Débarqué à Pondichéry le 5 juin 1938 grâce à sa rencontre avec la Comtesse de Jumilhac, il écrit à sa femme : « Je me sens d’attaque pour le grand voyage à travers l’Inde ». Là, il découvre un univers qui le fascine et tombe amoureux de la monumentalité architecturale, de la sacralité des décors et de la richesse des couleurs. Tout juste arrivé, il est tout autant fasciné par le temple de Mînâkshî que l’étaient les peintres voyageurs européens qui, dès le XIVe siècle, le nommait déjà l’Athènes de l’Orient.
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Dans cette composition de grandes dimensions (130 x 190 cm), André Mairie représente un sujet qui lui est cher ; Les éléphants sacrés de Madurai, au Tamil Nadu, devant le célèbre temple, qui s’élève au-dessus de la composition avec ses grands gopurams, ses tours-portails qui délimitent la cité. Au centre de la toile, les animaux, magnifiés par leurs ornements, imposent leur rythme lent et lourd. Ourlant la composition, les rayures rouges et blanches du sanctuaire évoquent l’architecture caractéristique du temple hindou, tandis qu’au premier plan, hommes, femmes et vaches sacrées inscrivent la scène d’une vie quotidienne au bord du fleuve Vaigai.
Fasciné par les éléphants, motif récurrent de son œuvre consacrée à l’Extrême-Orient, André Maire revient à plusieurs reprises sur ce sujet en proposant des variantes dans les décors et les détails. En 1941, il expose notamment au Salon des Beaux-Arts du Palais de Tokyo un tableau du même sujet et aux dimensions monumentales. Loin d’une restitution strictement historicisante, sa peinture privilégie une vision recomposée, où le sens décoratif, la maîtrise du modelé et l’intensité des sépias s’entrelacent dans une scène théâtrale. L’artiste se consacre à la réalisation de ces œuvres à son retour de voyage, interrompu par la Seconde Guerre mondiale. Ici, l’œuvre d’André Maire, recomposée d’après ses souvenirs, devient le témoin de sa fascination pour ces paysages luxuriants qui resteront à jamais tracés dans sa mémoire comme sur la toile.
Une œuvre présentée à la vente à MarseilleLynda Trouvé, expert UFE des arts de l’Indochine, présente cette œuvre d’André Maire lors de la vente Bijoux – Arts d’Asie – Mobilier et objets d’art – Tableaux, organisée par la maison De Baecque à Marseille.
Rendez-vous le jeudi 26 novembre 2026 à 14 h 30De Baecque, 5 rue Vincent-Courdouan, 13006 Marseille.
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© André Maire. Les Éléphants sacrés de Maduraï, 150 x 95 cm. Galerie de Souzy