Jean-Léon GÉRÔME (1824-1904). - Lot 122

Lot n° 122
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Jean-Léon GÉRÔME (1824-1904). - Lot 122
Jean-Léon GÉRÔME (1824-1904). Allégorie de la science : étude pour la décoration murale des allégories des arts et des sciences du réfectoire du prieuré Saint-Martin-des-Champs à Paris (1852, détruite en 1965). Crayon et estompe signé et dédicacé en bas à droite : " A mon ami Membrée " (?), probablement pour Edmond Membrée (1820-1882), compositeur français. Papier doublé en plein sur carton. Dimensions: 75x32 cm. (Papier à découpe inégale, insolé, taches, petit trou en bas à droite). Expert: Cabinet Perazzone-Brun. Le décor de Saint-Martin-des Champs : En 1850, Léon Vaudoyer (1803-1872) donne des plans pour convertir le réfectoire du XIIIe siècle du prieuré Saint-Martin-des Champs en une bibliothèque pour le Conservatoire des Arts et Métiers, musée des techniques abrité dans l'ancien monastère, depuis la Révolution. À l'entrée, il projette un modeste portique classique à fronton et caryatides. L'intérieur doit être décoré dans le style néo-gothique. Le 2 février 1850, Jean-Léon Gérôme sollicite la commande des peintures des deux fenêtres aveugles du mur est, joignant un dessin à sa lettre, aujourd'hui malheureusement perdu. Le 7 février, il obtient le contrat d'un montant de cinq mille francs payables en plusieurs versements. Les peintures de Gérôme sont détruites lors du renouvellement de la décoration de la salle en 1965. Les allégories des arts et des sciences représentent six figures disposées dans des niches ogivales aveugles du mur du fond de la salle gothique, autrefois un réfectoire, actuellement une bibliothèque. Deux paires de figures allégoriques debout, " La Sculpture et la Peinture " ainsi que " La Chimie et la Physique ", sont surmontées par des médaillons représentant des têtes : Ars et Scientia. Une esquisse à l'huile des allégories réalisée en 1852 et mesurant 55x45 cm se trouve au musée Fabre de Montpellier. Elle fut achetée par Théophile Silvestre pour Alfred Bruyas qui la céda ensuite au musée. Le Chalet de la rue de Fleurus : Le phalanstère d'artistes où vécut Gérôme, pendant les évènements de 1848, est une maison située au 27, rue de Fleurus, près du Luxembourg, et divisée en ateliers. Cette habitation fut surnommée " le Chalet ". Les ateliers de Gérôme, Picou et Hamon ouvrent sur un obscur corridor. Les peintres se reçoivent mutuellement à toute heure. Gautier et Champfleury ont décrit la vie au Chalet comme celle d'une communauté plus esthète que révolutionnaire. S'y trouvaient aussi des musiciens, non des moindres : Membrée, Jacquard, Armingault, Lalo qui chantaient en chœur et jouaient de la musique de chambre. Gérôme arriva au Chalet en 1846. Il dut séjourner jusqu'en 1853 ou 1855, puis après un court passage rue Duguay-Trouin, il partit ensuite pour l'Egypte. Bibliographie: Gerald M. Ackerman, Jean-Léon Gérôme. Monographie révisée et catalogue raisonné mis à jour, collection " Les orientalistes ", Éditions ACR, Paris, 2000.
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